sunpartner technologies Article

25/09/2017

Sunpartner imagine la ville du futur

Avez-vous déjà imaginé à quoi ressemblerait la ville de demain ? Moderne, connectée, responsable. Ludovic Deblois, directeur de Sunpartner Technologies, lui, y a pensé. Son idée ? Créer des verres photovoltaïques qui s’adaptent à chaque support pour les transformer en surface auto productrice d’électricité lumineuse et renouvelable. Montre, smartphone, bâtiment, avion… ses idées évoluent au fil des transformations de la société.

Soucieux du bien-être de la planète, l’avant-gardiste a décidé de créer son entreprise en 2008. Avec l’engouement actuel pour le développement durable – le programme de Macron présenté le 2 mars 2017 promet de doubler les capacités éoliennes et solaires d’ici à 2022 -, l’entreprise grandit à la vitesse grand V. Elle compte désormais 85 employés et un bureau R & D avec des spécialistes en optique, électronique et photovoltaïque. Une levée de fonds a même été engagée. Rien ne semble arrêter la tornade photovoltaïque.

Transparent et adaptable

Wysip® (What You See Is Photovoltaic) est une technologie reposant sur le principe de micro-énergie. Elle existe en trois solutions : Reflect pour les objets connectés, Glass pour les vitrages et Cameleon pour les façades des bâtiments.

Le composant se décline sous une couche mince photovoltaïque prise entre deux couches de verre classique. Il est associé à un réseau de microlentilles et intégré, entre autres, aux écrans d’appareils mobiles.

Grâce à la lumière qu’elle transforme en énergie, la cellule s’active et alimente la batterie de l’équipement auquel elle est connectée. « Plus d’autonomie et moins de câblage » tel est le leitmotiv de Ludovic Deblois. Pour un smartphone, le verre photovoltaïque transparent permet de recharger la batterie sans avoir recours au câble électrique.

Ludovic Deblois compte parmi ses créations des cadrans pour montre connectée, des vitrages photovoltaïques qui se teintent au contact de la lumière – il a notamment fait des hublots d’avion- et des façades photovoltaïques. « Il y a un fort élan dans le bâtiment, véhiculé par les nouvelles normes européennes de la Cop 21. Et la prise de position de Trump au sujet du développement durable a renforcé celle de l’Europe. Il y a une volonté de construire une autre société. On le voit déjà avec les voitures qui deviennent électriques » explique-t-il.

L’entrepreneur souhaite d’ailleurs faire de ces dernières son prochain terrain de recherche :« Aujourd’hui les voitures sont soit électriques, soit autonomes dans le sens où elles peuvent faire des manoeuvres seules, etc. Notre but, c’est de permettre de faire les deux à la fois. »

Ludovic Deblois veut être prêt. Prêt à accueillir cette nouvelle société high-tech qui sollicite beaucoup d’énergie. Il veut être prêt pour ne pas épuiser l’énergie de la planète. « Maintenant, dès qu’il y a de l’énergie, il y a de l’énergie connectée. Un décret a été lancé pour permettre aux gens de produire leur propre énergie – décret proposé par Nicolas Hulot jeudi 14 septembre 2017(ndlr). Le numérique va prendre beaucoup de place », explique-t-il.

Un million de m² en photovoltaïque d’ici 2022

Après avoir sillonné une partie du monde et recherché de l’énergie dans des pays difficilement accessibles, l’entrepreneur a monté son entreprise en Provence : « C’est une région ensoleillée, bénéficiant d’un excellent écosystème. C’est ça qui nous a aidé à nous développer. Une grande partie de l’équipe vient de la région. C’est une chance, il y a une belle énergie ici : celle du temps et celle des gens » indique-t-il.

Et les clients aussi sont légion. SunPartner Technologies a par exemple installé des vitrages photovoltaïques semi-transparents sur le site The Camp localisé à Aix-en-Provence.

Alors, si l’objectif du chef d’État est de doubler le parc photovoltaïque d’ici 2022, celui de Ludovic Deblois est de produire un million de m² de vitrages photovoltaïques. Il compte en France une soixantaine de bâtiments où ses matériaux pourraient s’adapter.